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/lit/ - Literature

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>> No.14146342 [DELETED]  [View]
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14146342

>Unvergeßlich sind solche Augenblicke auf nächtlicher Schleiche. Auge und Ohr sind bis zum äußersten gespannt, das näher kommende Rauschen der fremden Füße im hohen Grase nimmt eine merkwürdige, unheildrohende Stärke an, — es füllt einen fast ganz aus. Der Atem geht stoßweise; man muß sich zwingen, sein keuchendes Wehen zu dämpfen. Mit kleinem, metallischem Knacks springt die Sicherung der Pistole zurück; ein Ton, der wie ein Messer durch die Nerven geht. Die Zähne knirschen auf der Zündschnur der Handgranate. Der Zusammenprall muß kurz und mörderisch werden. Man zittert unter zwei gewaltigen Sensationen: der gesteigerten Aufregung des Jägers und der Angst des Wildes. Man ist eine Welt für sich, vollgesogen von der dunklen, entsetzlichen Stimmung, die über dem wüsten Gelände lastet.

>> No.14142587 [View]
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14142587

>Le carillon du baptême s’arrêta soudain, comme une sonnerie de fête
qui se serait trompée de jour et d’endroit ; Boujardon et ses hommes,
l’arme en bandoulière, emmenèrent la pompe au petit trot ; et je les vis
disparaître au premier tournant, suivis de quatre gamins silencieux, écrasant
de leurs grosses semelles les brindilles de la route givrée où je n’osais
pas les suivre.
>Dans le bourg, il n’y eut plus alors de vivant que le café Daniel, où
j’entendais sourdement monter puis s’apaiser les discussions des buveurs.
Et, frôlant le mur bas de la grande cour qui isolait notre maison du village,
j’arrivai, un peu anxieux de mon retard, à la petite grille.

>> No.14139986 [DELETED]  [View]
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14139986

>C'est un jeudi, au commencement de février, un beau jeudi soir glacé, où le grand vent souffle. Il est trois heures et demie, quatre heures… Sur les haies, auprès des bourgs, les lessives sont étendues depuis midi et sèchent à la bourrasque. Dans chaque maison, le feu de la salle à manger fait luire tout un reposoir de joujoux vernis. Fatigué de jouer, l’enfant s’est assis auprès de sa mère et il lui fait raconter la journée de son mariage…
>Pour celui qui ne veut pas être heureux, il n’a qu’à monter dans son grenier et il entendra, jusqu’au soir, siffler et gémir les naufrages ; il n’a qu’à s’en aller dehors, sur la route, et le vent lui rabattra son foulard sur la bouche comme un chaud baiser soudain qui le fera pleurer. Mais pour celui qui aime le bonheur, il y a, au bord d’un chemin boueux, la maison des Sablonnières, où mon ami Meaulnes est rentré avec Yvonne de Galais, qui est sa femme depuis midi.



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